Mariage forcé = esclavage, l'horreur racontée avec courage par Zohra

Lé témoignage de Zohra K.
Voici un extrait de l'article Zohra: mariée de force, séquestrée, battue, violée, mais "Jamais soumise", paru dans l'Express, à l'occasion de la sortie du livre : Jamais Soumise - 20 ans dans l'enfer de l'obscurantisme (Zohra K.). 

Témoignage bouleversant. Un mariage forcé en plein XXIe siècle, et une mise en esclavage en bonne et due forme. L'horreur racontée avec courage par l'auteur. 

"(...) Ton frère m'a parlé d'un vieux en Algérie qui cherche une épouse pour son fils. Je vais lui dire que je suis d'accord", décide son père. Quelques fugues et un semblant d'apaisement plus tard, des hommes se présentent à elle comme des policiers. Ils proposent d'emmener Zohra voir un juge pour enfant. Une ruse. Elle est en fait emmenée en Algérie, dans "la Kabylie de ses ancêtres". (...)
Là, elle découvre que "la vie d'une femme ne vaut rien face à l'honneur de l'homme". Mais aussi que le Code de la famille - "le Code de l'infamie" -, fait de la femme une mineure à vie. Un terreau fertile pour la violence conjugale, l'obscurantisme. Pour son plus grand malheur, Zohra est mariée de force à l'un des pires défenseurs de ces traditions ancestrales: un cousin éloigné qu'elle décrit comme violent, pervers, fou, vivant avec une famille qui l'est tout autant. Son calvaire, qui dure vingt ans, commence alors. (...)
Sans papiers, sans passeport (...) elle ne peut fuir. Zohra est "mal nourrie, mal blanchie, et baisée le plus possible pour vite m'engrosser, car dans cette maison, les enfants sont des otages. Ils sont la pierre d'angle de l'entreprise d'asservissement des femmes", écrit-elle. (...)
L'auteur décrit alors les sévices insoutenables qu'elle subit. Des scènes de torture physique pour avoir laissé un genou apparaître. De torture psychologique pour avoir refusé de se soumettre. Les viols à répétition de son "mari", qui lui donnent trois filles. L'abandon de sa famille, particulièrement son père, qui refuse de la croire, ou d'intervenir pour ne pas entacher "l'honneur de la tribu". Vingt années d'horreur absolue pendant lesquelles elle lutte pour ne pas perdre sa volonté de vivre, ni celle de s'échapper. 
 "Le jour où tu sortiras d'ici, ce sera dans un cercueil", menace le père de ses filles. (...)"





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