Un prof de maths du terrain dit la vérité au sujet de la réforme 2016 des collèges !


Voici des extraits d'un article paru sur Agoravox sous le titre Najat Belkacem sa haine du latin et... des mathématiques, où l'auteur doit effectivement être un professeur de mathématiques pour avoir autant le sens de ce qui est important dans l'enseignement de cette matière.

Il faut être matheux et acteur du terrain pour ressentir autant l'impact prévisible de la diminution des horaires et des programmes de maths dans le collège proposé pour 2016, et saisir l'insanité de croire qu'on formera nos jeunes gens aux sciences à coups de travaux interdisciplinaires coûteux en temps et d'une efficacité proche du zéro absolu, sans parler de la place principale que nos décideurs veulent donner au jeu et à la confection de petits programmes limités pour faire bouger une tortue sur un écran ou quelque chose de similaire.

Donc voici des extraits copieux de ce texte très à propos, suivi par un regroupement de réactions que j'ai trouvées bien sensées sur ce sujet. Un oasis de bon sens dans lequel il fait bon de se baigner par les temps qui courent... 

« Aujourd’hui avec la réforme des collèges annoncée par Mme Najat Belkacem, l’heure est grave, les professeurs de mathématiques en collège sont au bord d’un grand découragement. L’enseignement des mathématiques au collège est en passe d’être anéanti en même temps que les classes bilingues et que l’enseignement du latin mais dans un silence absolu sans qu’aucune voix ne s’élève pour le défendre. Bref c’est l’école de l’exigence et de la transmission des savoirs qui vacille au profit d’un centre de loisir low-cost. 

De quel massacre s’agit-il ? Depuis que j’enseigne, nous (professeurs de mathématiques) déployons dans les collèges tous nos efforts pour rendre les mathématiques plus ludiques, plus concrètes, plus en interaction avec les autres disciplines et nous intégrons de plus en plus l’histoire des mathématiques dans nos cours ainsi que les nouvelles technologies. Ceci est utile, nécessaire, important mais ce n’est pas non plus l’alpha et l’oméga de l’enseignement des mathématiques. 

Tout comme pour la grammaire, il convient pour faire des mathématiques d’avoir des connaissances, de connaître des techniques, d’apprendre et de s’entraîner à raisonner. Bref un temps disciplinaire et un temps d’exercices n’hésitons pas à le dire répétitifs sont nécessaires (je sais aujourd’hui on appelle cela de la barbarie). 

N’en déplaise à notre ministre, pour progresser en mathématiques il est nécessaire d’apprendre, de travailler et de fournir des efforts ! Comment maîtriser le calcul sans s’entraîner à en faire ? Comment savoir résoudre une équation sans s’entraîner à en résoudre ? Comment faire de la géométrie sans connaître les éléments de base, les principaux théorèmes ? Les exemples sont innombrables. »

Et oui : des connaissances sont utiles en mathématiques, et les savoir-faire le sont tout autant? Ces derniers demandent de devenir des virtuoses à son niveau : on ne peut pas comprendre ce qu'est un nombre relatif en deux minutes, on ne peut pas apprendre à les additionner ou les multiplier en quelques heures. Il faut s'entraîner, et parcourir ses gammes suffisamment longtemps pour que certains réflexes deviennent naturels. Un disciple de kendo doit seulement apprendre la manière de se déplacer, puis 4 ou 5 techniques de base au sabre. Les principales. Puis il mettra dix ans pour les acquérir complètement et faire un avec la technique, donc en couplant son mental et ses possibilités physiques. En maths, c'est pareil !

On ne visera pas à devenir des virtuoses, mais plutôt à obtenir un niveau honnête de développement pour comprendre le monde physique dans lequel on évolue, et apprendre à raisonner, car les formes de raisonnement logique sont une conquête de l'humanité, et il faut se garder de la perdre. Rien n'est jamais parfaitement acquis pour les générations à venir, tout est à apprendre et développer.

Fiorello, l'auteur de l'article sur Agoravox, continue ainsi en mettant l'accent sur les horaires ridicules laissés aux mathématiques dans l'enseignement actuel : avec de tels horaires, il n'est pas envisageable de progresser dans cette matière, et ce n'est pas en jouant qu'on arrivera à mieux faire. Dans la réforme 2016, la perte d'horaires d'enseignements en français et en mathématiques est camouflée dans les nouvelles inventions pédagogiques imposées à toutes les classes, et Fiorello l'a bien compris :

« Madame la ministre entend diviser par deux les horaires disciplinaires de mathématiques au collège en rendant obligatoire d’effectuer durant le temps d’enseignement de l’aide individualisé et des projets interdisciplinaires. Sans polémiqué sur l’intérêt de l’aide individualisé qui sur le terrain ne convainc pas grand monde, il est interdit durant ce temps de faire du disciplinaire et donc de faire des mathématiques (voilà une heure en moins en 6ème, et une demi-heure en moins pour les autres niveaux). 

En ce qui concerne les Enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI), c’est une vieille recette qui s’appelait autrefois IDD (itinéraires de découverte) et qui a valu à l’époque une baisse des horaires en mathématiques au collège. Madame la ministre entend imposer cette interdisciplinarité comme le vœu du prince, comment réussir un projet pluridisciplinaire si l’enseignant n’est pas volontaire pour se lancer dans ce projet ? Les enseignants forcés seront-ils motivés et pertinents ? Imaginons qu’ils le soient et bien ces heures ne remplaceront pas les heures disciplinaires en efficacité.

Et c’est surtout en mathématiques que ces EPI seront les plus néfastes. Tout simplement parce que dans de tels projets les mathématiques n’interviennent que de façons sporadiques, ponctuelles et pire parfois même de façon artificielle. 

Prenons les exemples du ministère : « un magazine consacré à la machine à vapeur ». Sur cet exemple comme sur tous les autres les élèves vont passer beaucoup de temps à taper leur page du magazine, à embellir le magazine et à relier les pages du magazine tout ça sur le temps disciplinaire qui sera réduit. Pour la partie mathématique je cite : « leur professeur de mathématiques leur a demandé de prouver qu’il s’agissait réellement d’une révolution en calculant, à partir de la vitesse d’un cheval et la vitesse des premiers trains, le temps gagné pour rejoindre les villes de Lyon, Marseille, Orléans et Nantes depuis Paris. ». Un petit problème concret et 2 calculs intéressants certes mais qui prenne la place du travail réalisé au cours de 15 à 20 heures de mathématiques. On peut prendre tous les exemples et faire le même constat, j’ai longuement travaillé sur les IDD, je pense savoir de quoi je parle !

Donc avec les EPI c’est entre une demi-heure à une heure en moins pour l’enseignement des mathématiques en 5ème, en 4ème et en 3ème. Que reste-t-il ? 3,5h/semaine en 6ème  et 2h/semaine en 5ème, 4ème et 3ème. Avec des élèves habitués à ne pas travailler pendant 4h par semaine lors des EPI, donc moins efficaces durant le peu de temps d’enseignement qu’il restera. Ok ce n’est pas encore divisé par deux, il suffit maintenant de rajouter le numérique dans l’enseignement des mathématiques et maintenant on a CQFD. 


Le numérique et lui aussi un plus d’entre notre enseignement mais vouloir apprendre le codage à des élèves qui en grande partie ne maîtrisent pas le calcul mental, ne maîtrisent pas la géométrie de base et ne maîtrisent pas les bases de la langue française est-ce bien raisonnable ? Utiliser un logiciel et cliquer sur une souris c’est utile dans la vie j’en conviens mais qu’on dégage du temps pour cela et qu’on ne vienne pas sans cesse rogner sur les fondamentaux que sont les mathématiques. »

Ah ! L'efficacité des soutiens personnalisés et des travaux de groupes, efficacité que nulle étude scientifique n'a prouvé jusque-là d'ailleurs, mais que beaucoup ressassent avec régularité. Les aides personnalisées (AP) du lycée inventées à la réforme 2010 sont déjà un échec notable : demandez aux enfants, interrogez des professeurs sérieux... Oh, certains s'adaptent parfaitement et tirent leur épingle du jeu, comme cet enseignant de français en classe de seconde qui utilise ses deux heures d'AP par semaine pour un atelier théâtre avec quelques élèves avec la bénédiction de l'administration. Là au moins, les heures qu'il passe à s'amuser avec son « club théâtre » , il peut se les faire payer et cela compte dans son service ! Nul doute que ce professeur soit un fan des AP.

Personnellement je préférerais animer un club de go, d'autres d'échec ou de constructions en papiers. Tiens, dans les EPIS du collège, on pourra s'amuser à faire des origami : trop chouette ! Devenons des animateurs de club Méd. On va s'éclater.

Retournons sur notre texte :

« La grille horaire n’est pas le seul grave problème, il y en a un autre de taille : les programmes. Non pas le contenu des programmes mais leur faisabilité et leur adaptation laissée au « local ». Les programmes sont donnés volontairement peu clairs et peu détaillés pour soi-disant permettre une liberté pédagogique. Le pire c’est qu’ils ne sont pas donnés par niveau mais par cycle, en clair pas par année mais sur trois ans. Chaque collège pourra étaler sa progression sur trois ans comme il le souhaite. Plus personne ne pourra s’assurer que les programmes sont bouclés, un élève qui change de collègue sera complètement perdu surtout dans une discipline comme la nôtre où les notions sont liés les unes aux autres. Et pire encore, il sera impossible pour les éditeurs de concevoir des manuels, de belles économies pour le ministère mais une nouvelle catastrophe pour les mathématiques et les élèves. Comment donner du travail à faire en classe et à la maison sans livre ? Jamais nous n’obtiendrons des photocopies en nombre suffisant pour pallier à ce problème (ils nous en manquent déjà cruellement) ! Les manuels scolaires sont aussi un moyen de mieux connaître les programmes surtout pour les jeunes débutants.  Pour noircir encore un peu plus le tableau, je pourrais parler des hiérarchies intermédiaires souhaitées par le ministère pour mettre au pas les enseignants récalcitrants et la concurrence que souhaite lancer le ministère entre les différentes disciplines et entre les enseignants. De quoi encore remonter sans doute le moral des professeurs de mathématiques et celui des autres enseignants ! (...) »




Voici quelques commentaires qui m'ont enthousiasmés. Un BEST OF en somme :

Commentaire 1 - Selon cette « réforme », supprimer les enseignements et les méthodes qui permettent aux élèves de s’améliorer justement - latin, grec, allemand, classes bilingues, mathématiques - permettraient de combattre les inégalités alors que c’est exactement l’inverse ; c’est une politique en réalité conservatrice, au sens de conserver la distance entre l’oligarchie régnante - dont la progéniture aura droit aux meilleures écoles - et le peuple, à qui on apprendra juste ce qui est nécessaire pour obéir et consommer (je simplifie, bien sûr).

Commentaire 2 - MDR ! Vous ne pensez pas si bien dire ! Les EPI c’est du délire comme ça ! En IDD pour les sciences naturelles les collègues partaient en vélo faire des randonnées. Il paraît que pendant une randonnée on découvre des fleurs, des plantes, des insectes...
En histoire-géo de la poterie mais de la poterie médiévale s’il vous plait ! Et j’ai d’autres exemples, les exemples du ministère sont pas mal non plus pour qui a déjà enseigné !En math, je vais faire un EPI Casino, (...) Calcul, probabilité... Je vais allier ça avec l’éducation sexuelle et la lutte contre l’alcoolisme. Je pourrais faire un prolongement avec les langues vivantes sur les casinos à Rome, Berlin et Londres. L’histoire des casinos me parait intéressant aussi à étudier ! Les casinos au cinéma pour inclure les arts ! C’est complet, pédagogos qu’est que je vaux ?

Commentaire 3 - J’ai fait du latin et je peux dire que cette option ne permet en aucune façon d’améliorer ses résultats dans les autres matières. Ce qui importe, c’est d’avoir une méthode qui soit en phase avec sa personnalité, ce qui n’est pas toujours évident à trouver et à appliquer. Il faut voir la réalité en face : le latin et le grec ancien ne sont plus d’aucune utilité, si ce n’est donner du travail à des professeurs incapables de se recycler dans d’autres matières . Mieux vaut faire disparaître ces scories du XIXè siècle et laisser la place à ce qui servira vraiment aux enfants. Une seconde langue vivante, de l’informatique ou du soutien scolaire pour les plus faibles.

[NDA : c'est vrai, on n'a pas besoin du latin pour faire des sciences, ni même pour écrire français, mais il faut laisser libre ceux qui ont envie d'étudier cette langue, et proposer des options qui satisfassent la plupart des élèves. Cela se retrouve au lycée où on n'a pas de filières dignes de ce nom, où chacun pourrait approfondir le domaine où il se sent bien à l'aise t où il a envie de travailler plus tard.]

Commentaire 4 - Formatage dans tous les domaines. Lisez les livres d’histoire de vos enfants, il y a des passges stupéfiants. A titre d’illustration facile (il y a tant d’autres exemples) : deuxième guerre mondiale, De Gaulle n’est même pas cité une seule fois. Je ne suis pas fanatique du bonhomme, mais c’est assez fort.

Commentaire 5 - [En réponse à un anti-prof agressif] Je vois que j’ai à faire à un anti-prof, qui parle de sujet qu’il ne connaît pas et en plus au vous êtes un pédagogo défenseur de réforme laxiste, vous cumulez les tares !
Avez-vous compris la subtilité du « si vous-voulez » ? Si vous voulez je suis aussi responsable de l’échec scolaire !
Ce qui est très élégant c’est de traiter d’élitiste, de pseudo intellectuel et de passéiste les gens qui n’ont pas la même opinion que vous et qui trouvent cette réforme des collèges stupide et dangereuse ! Donc en matière d’élégance je n’ai pas à recevoir de leçon ni de vous ni du ministère !
Les militaires sur le front en Indochine étaient responsable de leur mort ?
Les officiers et dirigeants français les ont envoyé au casse pipe oui !! Pourtant ils étaient courageux et de vaillants soldats ! Ils doivent se retourner dans leur tombe si ils vous entendent(comme bien d’autres soldats morts à cause d’officiers incompétents, l’histoire en regorge) !
Ne vous en déplaise, avec des armes obsolètes, une stratégie et un état major délirant, il est difficile voire impossible de gagner une guerre.
De plus, une guerre aujourd’hui ce gagne grâce à la technologie, aux services de renseignement, à des armes ultra sophistiquées... Les soldats sur le terrain ne sont pas responsables des défaites.
Votre métaphore sur l’armée vous dessert ! D’ailleurs votre haine du prof prouve que sans nul doute vous êtes un raté et que malheureusement pour vous vous ne seriez pas capable de remplir ma fonction.
Prenez votre plume(ou plutôt votre clavier), écrivez un article anti-prof et allez déverser votre fiel sur un autre article et une autre personne.
Quelques pistes pour votre article :
Si vous voulez « 800 000 abrutis à bac +5, ils passent tous le concours car ils sont cons et fainéants et le concours et fait pour être réussi par des cons et des fainéants. Et moi M.  » Le chien qui danse" , je suis un gros génie plus intelligent qu’un prof agrégé de maths mais c’est cons de profs ne veulent pas me donner le concours car je suis trop fort, c’est un concours truqué...

Commentaire 6 - Dans cette matière les ambitions semblent de plus en plus restreintes et les démonstrations en géométrie sont de plus en plus sommaires en classe de 4ème et 3ème. 
Mon fils étant actuellement en classe de seconde, je peux constater l’ampleur du massacre au lycée. Voici quelques exemples de disparitions qui constituaient pourtant des parties substantielles du programme de seconde dans les années 80 :
- Les équations du second degré ne sont plus abordées des façon systématique. Cela sert pourtant à la résolution de nombreux problèmes physiques et économiques.
- Les paraboles et les hyperboles le ne sont plus étudiées de manière approfondie, encore moins les changements de repères. C’est pourtant grâce aux paraboles que l’on concentre l’ énergie lumineuse et les ondes électromagnétiques. C’est aussi une trajectoire parabolique que suit un ballon ou tout autre objet que l’on lance en l’air.
- Les suites géométriques ne sont plus abordées non plus. Peut-être qu’on ne souhaite pas que les jeunes comprennent trop vite comment fonctionnent les intérêts bancaires ?
- Les barycentres ne sont plus abordées non plus. C’est pourtant la base pour le calcul des centres de gravité et la mécanique en physique.
Une partie du programme de seconde s’attache à aborder des notions que l’on voyait au collège comme les vecteurs. Evidemment le produit scalaire ne figure plus au programme comme il y était jadis... J’en ai sans doute oublié mais nos spécialistes des sciences de l’ éducation nous soutiendront mordicus que le niveau ne baisse pas !

Commentaire 7 - L’initiation au calcul intégral en terminale S a été supprimée c’est une catastrophe nationale des enseignants en physique à l’université disent que les étudiants n’ont plus les bases mathématiques minimales pour faire de la physique (mais les idéologues de l’EN ont décidé qu’on peut faire de la physique sans les maths). Dans les grandes écoles d’ingénieurs, il n’y a plus d’enseignement des maths, sauf en option. Autrefois, dans les grandes écoles d’ingénieurs ou dans le premier cycle universitaire, l y avait un cours formidable, sur un an, qui s’appelait Méthodes Mathématiques de la Physique. Tout ceci est du domaine des souvenirs.

Commentaire 8 - Comme je ne fais pas partie du monde enseignant je ne connais pas son fonctionnement interne et je ne peux donc pas débattre du sujet en connaissance de cause. J’ai cependant du mal à comprendre comment il est possible que la profession se laisse à ce point malmener sans ruer dans les brancards. Les fonctionnaires sont protégés par un statut. Comment serait-il possible d’ y déroger sans leur accord ?
Réponse de Fiorello En fait c’est pas simple du tout ! Dans un collège de 650 élèves vous avez 5 profs de maths, 5 profs de français et 30 à 40 profs d’autre chose, avec une guerre entre les matières. Ensuite vous avez les moutons qui ne se révoltent jamais, les fayots qui veulent faire carrières, les dépressifs qui n’ont plus la force, et comme partout quelques incompétents et des je-m’en-foutistes. Vous avez également un matraquage médiatique et une politique de culpabilisation du corps enseignant. Vous avez également une asphyxie financière destiner à empêcher les grèves, une journée de grève coûte chère. Vous avez aussi une culture politique et médiatique de la haine du prof. Les profs sont d’anciens bons et dociles élèves habitués à obéir. J’ai du oublié pas mal de choses mais ça vous donne déjà quelques pistes. Je ferai grève mardi pour la première fois en plus de 10 ans, lors de mes premières années je faisais grève parfois plus le salaire(je gagnais réellement des clous). Maintenant j’ai compris qu’on ne sera jamais augmenter car 1 euro en plus par moi, c’est 800000 euros pour les caisse de l’état et avec les cotisations ces même peu-être le double. 

Les raisons de ma grève sont au dessus dans l’article

Commentaire 9 - La vérité est que l’objectif des réformes successives au secondaire c’est de détruire l’école publique. L’objectif c’est d’arriver au système américain :
-Des écoles publiques ou le niveau est juste risible et je pèse mes mots.
-Des écoles privées de tout niveau du bas vers le meilleur, réservées aux plus fortunés.
Détruire l’école publique permet de pousser les parents à mettre leurs enfants dans des écoles privées. Aujourd’hui dans pas mal de banlieues parisiennes, les parents ayant un tout petit peu de moyens (classes moyennes et aisées) mettent leurs enfants dans des écoles privées car les écoles publiques du coin sont nulles. Ayant personnellement connu le système publique à une époque où il était encore d’un bon voir d’un très bon niveau cette situation me désole profondément.
Je tiens quand même à préciser que les meilleurs établissements publiques français étaient d’un niveau excellent quoi qu’on puisse en dire. Et cela vaut encore plus pour le supérieur où les écoles privées sont d’un niveau bien plus faible que les écoles publiques.





PS : Je viens de placer ce commentaire au sujet de l'article paru sur Agoravox  :

Bravo pour cet article courageux ! Voilà un professeur de mathématiques qui prend le risque de dire ce qu'il pense, à partir de ce qu'il voit par lui-même au collège.

Les deux causes les plus importantes de la désaffection des études scientifiques et des difficultés sans cesse croissantes rencontrées par nos élèves en mathématiques sont la baisse des horaires d'enseignement de la discipline et la destruction des programmes.

Le choix de méthodes pédagogiques utopiques achève l'oeuvre de destruction. Pourtant des méthodes autres que la sempiternelle pédagogie constructiviste, qui a fait tant de mal, existent et des études scientifiques à grande échelle prouvent qu'elles sont plus performantes, même si certaines réserves doivent être apportées puisque les paramètres sont très nombreux. Voir l'étude Follow Through et le compte rendu de Pierre-Yves Cusset.

En tout cas merci pour cet article, dont je me suis permis de placer de très larges extraits pour la bonne cause sur mon blog ici ! :)

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